Formes de violenceImprimer cette page

Lorsqu’une personne utilise son autorité, son pouvoir, pour diminuer, manipuler ou contrôler un enfant, que ce soit par des paroles ou des gestes qui lui font du mal, lui font peur ou l’humilient, elle abuse de son pouvoir et lui fait subir de la violence. Et cette violence peut prendre différentes formes.

Violence verbale

« Tu seras jamais bon à rien! »

Toute parole visant à humilier, à insulter une personne. Cela peut se manifester par des commentaires dévalorisants, des insultes, des injures, des menaces, des moqueries, des sarcasmes, des interdictions continuelles, du harcèlement sous forme d’ordres, de critiques incessantes, d’insinuations malveillantes, de cris, de hurlements.

Violence psychologique

La violence psychologique désigne une attaque persistante contre le sentiment de valeur personnelle. Elle se traduit par toute attitude, parole ou comportement visant à mépriser et diminuer l’estime de soi d’une personne, à miner sa confiance. Elle peut se manifester par le rejet, la terreur, l’isolement, le dénigrement, l’exposition à la violence conjugale, l’indifférence, l’exploitation et la corruption.

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Violence physique

Tout acte qui va de l’atteinte à l’intégrité physique d’une personne jusqu’à mettre sa vie en danger. Le fait de battre, mordre, brûler, blesser une personne, de l’étouffer, de l’étrangler, de la frapper à coups de poings, de pieds ou avec un objet, de la pousser, de la jeter par terre ou ailleurs, de la secouer violemment, de la séquestrer et de l’attacher, sont autant de formes possibles de violence physique. La mutilation corporelle ou génitale, par delà toute notion culturelle, fait partie de la violence physique. L’agression physique la plus extrême est évidemment l’homicide, l’assassinat.

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Violence sexuelle

Une agression sexuelle est un geste à caractère sexuel, avec ou sans contact physique, commis par un individu sans le consentement de la personne visée ou, dans certains cas, notamment dans celui des enfants, par une manipulation affective ou par du chantage. Elle peut prendre différentes formes – viol avec ou sans pénétration, attouchements sexuels, contacts sexuels, inceste, prostitution, pornographie juvénile, pédophilie, harcèlement sexuel, exhibitionnisme, voyeurisme, etc. – il s’agit d’un acte de pouvoir et de domination de nature criminelle.

Comme chez les adultes victimes, les enfants victimes d’agressions sexuelles sont majoritairement de sexe féminin (1/3 filles et 1/6 garçons)1 et connaissent l’agresseur (85%)2, puisque les agressions sexuelles sont souvent commises par un membre de la famille ou par des personnes ayant une relation d’autorité ou de confiance avec eux3. 74% des agressions sexuelles commises sur les enfants de 0 à 17 ans ont lieu dans une résidence privée, chez l’agresseur ou chez la victime4.

  • Les filles sont plus souvent victimes d’agressions à l’intérieur de la famille, alors que pour les garçons, il s’agit davantage d’agressions à l’extérieur de la famille5.
  • Dans 98% des cas d’agressions sexuelles, l’agresseur est de sexe masculin6 et plus de la moitié d’entre eux ont commencé à commettre des agressions sexuelles à l’adolescence.
  1. Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle, Gouvernement du Québec, 2001, p.30
  2. Idem, p.31 et 33
  3. Idem, p.33
  4. Statistiques 2006 sur les agressions sexuelles au Québec, Ministère de la Sécurité publique, décembre 2007
  5. Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle, Gouvernement du Québec, 2001, p.33
  6. Orientations gouvernementales en matière d’agression sexuelle, Gouvernement du Québec, 2001, p.31

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Négligence

Il y a négligence lorsque les parents ou les autres personnes qui prennent soin de l’enfant ne satisfont pas aux conditions essentielles à son développement émotionnel, psychologique et physique. Il peut s’agir également d’une façon inadéquate ou dangereuse de prendre soin d’un enfant. La négligence se distingue par l’absence ou l’insuffisance de gestes essentiels au développement de l’enfant, par un manque chronique de soins sur le plan de la santé, de l’hygiène corporelle, de l’alimentation, de l’éducation, de la surveillance, par un manque d’attention ou d’affection.

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